La Lune
 
Il n'y aurait pas autant d'eau qu'estimé dans les années 90 au pôle sud de la Lune.
Cette réalité pourrait compliquer le projet d'implantation d'une base permanente de la NASA sur le seul satellite naturel de la Terre.
Le chercheur américain Donald Campbell, de l'Université de Cornell, affirme que si l'eau y est présente, cela sera sous forme de grains minuscules dissimulés dans la poussière lunaire. C'est très loin des gisements de glace faciles à exploiter espérés par l'agence spatiale américaine jusqu'à maintenant.
Loin des espoirs
La possibilité que le pôle sud de la Lune abrite des gisements de glace substantiels a été évoquée pour la première fois en 1994 à la suite de la mission Clementine de cartographie de la Lune.
La destruction accidentelle de la sonde Lunar Prospector quatre ans plus tard n'avait pas permis de confirmer l'information.
Monsieur Campbell affirme maintenant que les images de Clementine étaient trop grossières pour permettre une étude détaillée des zones situées en permanence dans l'obscurité.
Toutefois, l'utilisation d'un radar terrestre offrant une précision inégalée n'a pas permis de découvrir les preuves de dépôts concentrés d'eau au pôle sud.
 
 
 
 
Selon le chercheur, les concentrations d'hydrogène notées par Lunar Prospector en 1998 pourraient tenir à la présence d'eau sous forme de grains minuscules dans la couche supérieure du régolite (le premier mètre) et sa concentration ne dépasserait pas 1,5 %.
 
 
Moins d’eau sur la Lune
dimanche 22 octobre 2006
Source originale: radio-canada.ca/nouvelles
Tout projet d'exploitation future de l'hydrogène sur le pôle sud de la Lune devrait prendre en compte sa faible abondance moyenne et ne pas s'attendre à des dépôts localisés de haute concentration. — Donald Campbell